Valery Boston : elle suit sa voix à La Rochelle

Valery boston chanteuse

Elle a tourné le dos à Paris, au showbiz bouillonnant. Depuis deux ans, Valery Boston, artiste chanteuse, s’est engagée dans une nouvelle vie à La Rochelle où sa voix attire, plaît, séduit. Nous l’avons rencontrée au cours d’un après-midi entre le Gabut, le Vieux Port et le centre historique où elle s’est soudainement volatilisée.

Et soudain, en pleine interview, une fiente de pigeon tombe sur sa cuisse dénudée. Elle éclate de rire. Prend un morceau d’essuie-tout, avale une gorgée de vin blanc bien frais. Et replonge dans ses souvenirs.
Je la regarde s’amuser de cette anecdote, regardant par-dessus mon épaule, les copines qui lui envoient un bisou de la main.

On est le premier jeudi du mois. C’est le soir de l’apéro filles. Le 34e du nom qui s’est installé chez Auguste le temps d’une soirée.
Elle, Valéry Boston, belle à croquer, sexy à faire baisser les yeux d’un intégriste religieux qui voit en la femme le diable incarné, poursuit son cheminement d’hier à aujourd’hui. Et hop, une autre petite gorgée de ce blanc frais. Petit silence. Cette nouvelle quadragénaire du début de l’année doit penser à son fiston resté à la maison et qu’elle crève d’envie de retrouver. Ou à son mec… Ou les deux. Elle ne le dira pas.
Jolie vie que celle de cette artiste à la voix grave et légère, martiniquaise de sang, parisienne sur son état civil et Rochelaise depuis deux ans.

Un jour ça va, le lendemain, ça va mieux

Dans les rues anciennes de La Rochelle, sa démarche assurée et sa tignasse de lionne qui lui donnent un air sauvage, Valéry Boston ne passe pas inaperçue. À 38 piges, elle est venue s’installer sur le littoral charentais pour fuir une vie qu’elle avait pourtant recherchée : le show-business. Valéry chante, écrit, compose depuis toute petite. Elle le doit probablement à son père lui-même joueur de jazz qui a dû la vacciner aux sonorités graves et grooves de ses instruments de musique. Quand elle m’évoque ce souvenir, je l’imagine, un petit verre de trop dans le pif, à la table familiale, avec son paternel tout aussi guilleret s’accordant une grosse demi-heure d’a capela avant d’aller faire la sieste : « Et bien non mon cher monsieur », me dit-elle avec ce sourire carnassier et cet index dirigé vers moi.

« Cela a pu nous arriver, mais c’est assez rare. Avec mon père, nous n’avons pas tout à fait les mêmes goût musicaux. »

Pétillante de vie, Valéry Boston est en parfaite adéquation avec son premier album sorti en 2009 (La dépression positive). Un jour ça va, le lendemain, ça va mieux.

Un peu cyclothymique la jolie dame ?

Elle ne dit pas non. Et a tendance à l’assumer plutôt bien.
Ce qui a été moins bon, ce sont ces derniers moments de choristes dans l’émission de Nagui, « N’oubliez pas les paroles ». C’était en 2014. Là, sur les plateaux de France 2, elle aimait y chanter. Les cachets étaient « très corrects , et un jour de tournage, j’ai fait un burn-out », se souvient-elle. Gros coup de mou pour cette jeune femme qui venait les années précédentes de se produire sur les scènes de la France entière, choriste, toujours, de Véronique Samson, Christophe Willem et Bénabar. Rien que cela…

Un an pour se refaire la cerise

Ce jour de coup de pompe sur le plateau déclenche une envie irrépressible de quitter Paname, ses fastes, ses facilités. Ses excès aussi.

« J’ai posé mes valises à La Rochelle. Pourquoi ? Parce que je connaissais la région pour y être venue dans le passé, notamment sur l’île d’Oléron ».

Elle signe donc le bail pour son appartement… Et sait qu’elle a « un an d’indemnité d’intermittents du spectacle » devant elle pour se refaire la cerise.

Elle, ce qu’elle veut, c’est vivre de ce qu’elle aime : la musique, et la partager.
Avec cette passion qui se lit dans ces yeux, elle décide de créer sa petite boite : Vibi, et devient coach vocal. En quelques mois, son carnet de rendez-vous s’est rempli aussi vite que son compte en banque se vidait : ça tombe bien me direz-vous.
Et depuis ces derniers temps, elle propose des stages de chants aux Rochelais(es) qui n’ont à chaque fois que quelques heures pour s’inscrire. Les places sont peu nombreuses et s’arrachent aussi vite qu’elles sont mises en vente.

C’est un succès arrivé comme ça, d’un coup, qu’elle savoure avec ce petit clin d’œil vers ma pomme, genre « revanche sur la vie ».

Des sous pour un nouvel album

Et la musique dans tout ça ? « Je suis en train de finaliser mon second album », lâche la chanteuse. « Il sera à la fois festif et mélancolique », un peu à son image. Sans tabou aussi. « J’écris plutôt le matin. C’est toujours plus fluide… C’est un peu comme quand on fait l’amour au réveil… » Je ne vois pas de quoi elle parle !

Pour en revenir à ce nouvel album, Valery Boston a besoin de sous. Elle feraappel à un financement participatif, un crowdfunding. A votre bon cœur messieurs dames. Une petite pièce pour l’artiste ?

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Catégories : Actu, Musique

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