Timeless 2013 : on y était !

Mylène Farmer 'Timess 2013'

Mylène Farmer ‘Timeless 2013’

« Alors, ce concert ? »

Question classique.

Annoncée dès la confirmation d’une tournée en septembre 2012 – la sixième en trente ans ans de carrière  (c’est peu), comme le concert le plus incroyable de sa carrière, celle-ci est, encore, la tournée de tous les records. Plus de 30 millions d’euros de budget, l’ouverture de la billetterie, en octobre, qui bat tous les records, de vente – plus de 155 000 places le premier jour (dont la mienne) et 450 000 en un an, 24 camions au total dit-on et 39 dates à travers 6 pays. Amagzine y était. Le 11 septembre, veille de ses 51 ans.

Muni du précieux sésame, on rentre. Deux contrôles, c’est fait. Petit arrêt au stand merchandising, le premier passé les portes. C’est cher. Et c’est bof. Il faut dire que je n’aime pas les dernières typos utilisées, ça n’aide pas. Le poster, ça suffira avec la souche du billet. De toute façon, le joli Rollito est épuisé. Humpf. Direction, ma place.

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L’attente, l’ambiance : olas, cris, mouvements collectifs de foule… Les classiques. Un parterre latéral (en face du mien – celui avec le carré V.I.P.) plus froid – euphémisme… Bercy, d’abord clairsemé quoique déjà bien plein se remplit petit à petit. Le temps passe, on ne le voit pas, on retourne la tête, faire un tour d’horizon : Bercy est plein à craquer. Ouf, c’est quand même plus agréable, pour l’artiste et pour les spectateurs.

Les lumières s’éteignent enfin. Démarre alors l’intro rapidement suivie d’un backdrop, il faut dire, très impressionnant. Le jeu de lumière, massif, démesuré, riche. Les rideaux s’écartent progressivement, des lumières bleues, blafardes, ponctuent la musique, des cornes battent partiellement la mesure…

Mylène Farmer, 'Timeless 2013', backdrop

Mylène Farmer, ‘Timeless 2013’, backdrop

Mylène Farmer, 'Timeless 2013', entrée

Mylène Farmer, ‘Timeless 2013’, entrée

Mylène Farmer, Timeless 2013, entrée en scène.

Mylène Farmer, Timeless 2013, entrée en scène.

Une passerelle s’assemble et dévoile une porte s’ouvrant sur cette capsule spatiale semblable à l’Odysseus d’Ulysse 31. Débarque alors la rousse, telle sortie d’un vaisseau spatial, peut-être enfin réponse à la question posée plusieurs fois « Qu’aimeriez-vous qu’on retienne de vous ? – Elle était une grande astronaute. »*

Le show commence alors, introduit par « A force de », prévu comme le titre d’entrée depuis des lustres – les spéculations allaient bon train mais convergeaient toutes sur ce point. La suite : « Comme j’ai mal », et la réintégration, enfin !, du génial « C’est une belle journée », dansé avec  d’étonnants robots synchronisés sur la chorégraphie.

Setlist étonnante : d’anciens titres donc tels « Comme j’ai mal », des titres récents bien sûr tirés de « Bleu Noir » et du dernier album « Monkey Me », des absents, de grands absents comme « California », aucun titre d' »Innamoramento » ni d' »Avant que l’ombre… » – dommage  aucun titre de « Point de suture » – ouf -. Plus étrange, la plupart des titres ayant rapport au temps sont zappés : « L’Horloge », « Et si vieillir m’était conté », on en passe. « Des absents, un… » : « L’Histoire d’une fée », c’est… » D’autres titres tirés des singles isolés et des titres jamais chantés qui auraient pu être intégrés, ainsi « Nous souviendrons-nous » – autre titre en rapport au temps tiens… Mais aucune setlist ne pourra jamais refléter l’ensemble des souhaits de chaque spectateur.

Des détails amusants : les escarpins blancs de l’entrée en scène posés un peu plus tard sur les marches de l’estrade des musiciens. Des interludes prolongés avec des musiciens seuls en scène pour des solos épiques, une équipe complètement différente, des choristes aux musiciens et aux lumières. En revanche, des transitions mal assurées, voire absentes. Etrange. Moins étrange en revanche, la césure du concert sur « Je te dis tout », moins plombant qu’un final  sur ce titre en définitive. D’autres bonnes idées aussi, comme ces duos avec Gary Jules, sur ‘Mad World’, très humble, laissé pratiquement seul à Gary Jules qu’elle n’accompagne que sur quelques parties du morceau et « Les mots », plus communicatif grâce à l’échange entre ses deux interprètes.

Les costumes : variable. Tous signés JPG, Certaines très belles pièces comme le tailleur homme porté vers la fin, impeccable ou encore, cette robe de vamp orange, petit bijou, pièce d’orfèvrerie couture, portée plus tôt.

Mylène Farmer, robe pailletée, JPG.

Mylène Farmer, robe pailletée, JPG.

Le show s’achève, étrangement, sur « Rêver », laissant une ambiance un peu triste, plombée qu’on aurait aimé voir contrebalancée par quelques chansons plus joyeuses ou optimistes, il y en a : « Q.I. », « L’amour n’est rien », « Souviens-toi du jour », ce n’est pas ce qui manque. La fumée l’emporte : c’est terminé. Rideau.

Beau concert, plus humain, moins porté sur la démesure du décor et de la mise en scène, plus axé sur l’interprète. Des fêlures dans la voix, bien sûr, le reproche fait depuis ses débuts, des larmes qu’on dit calculées. Tout ça est-il important ?

Mylène Farmer, finalé, "Rêver"

Mylène Farmer, finalé, « Rêver »

Petit aperçu, qui finalement n’aura rien d’un spoiler : c’est bien plus impressionnant en vrai !

Si le lecteur vidéo n’apparaît pas, cliquez ici.

[Edit, 09/11/2013, 20h05 : après réécoute intégrale du concert, en vidéo sur les Internets, je sais c’est MAL, je trouve ce concert et sa setlist notamment, extrêmement cohérent. A tel point même que je ne regrette même pas d ene pas y avoir entendu certains des grands absents de ce concert, notamment l’excellent ‘California’ et d’y avoir vu joué plutôt ‘XXL’. Bravo !]

Crédits photos : mylene.net

* authentique.

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