Tigersushi Records

Tigersushi

Tigersushi incarne à lui seul une certaine idée du mot éclectisme. Créé en 2000 par Joakim Bouaziz, ce label ne s’est jamais reposé sur ses lauriers et n’a pas chômé pour proposer un catalogue riche et varié, sans jamais faire de compromission, et en gardant intacte son image d’électron libre dans le paysage discographique français et mondial. Il faut dire aussi qu’on est sur une niche, même chez les indépendants. Il n’empêche : la liste des artistes signés est impressionnante et parle d’elle-même, tant en quantité qu’en qualité : MU, Krikor, Nakion, Panico, Principles of Geometry, Sébastien Tellier, Maurice Fulton, tout juste échappé des Basement Boys, Discipline aka Joseph Ghosn ex- Les Inrocks, Poni Hoax et bien d’autres encore.

 Joakim Bouaziz

Loin de proposer une offre monolithique, le label s’ingénie à sortir des sentiers battus en défrichant dans tous les coins des musiques alternatives : house, folk, rock, new wave, italo-disco, compilations-concept déjantées telles que celles proposées par DJ Morpheus, Ivan Smagghe ou encore Optimo, petit Tigrou a réellement mis un tigre – amphétaminé ? – dans son moteur. Une diversité qui leur a valu la reconnaissance d’une bonne partie de leurs pairs, avec la sortie, sous licence, de certains de leurs disques chez des poids lourds de l’indépendant tels que Gigolo en Allemagne ou Output en Grande-Bretagne et une reconnaissance critique pour la qualité de leur travail de défrichage.

Fidélité

En cette époque de contrats rendus – lire : « fin de notre collaboration, au revoir » aux artistes par leurs maisons de disques, Tigersushi se distingue encore, par une politique de signatures de nouvelles têtes. En atteste leurs récentes sorties des Yes Wizard, Crackboy et Deadstock 33s. Et, fait rare, on note une grande fidélité des artistes maison, avec encore des sorties récentes d’anciens de la maison, comme les Panico, Joakim, DyE, Nakion ou encore l’album à venir des Principles Of Geometry, attendu pour 2012.

Se diversifier

Mais en ces temps de crise du disque, il faut aussi faire preuve d’imagination, et se diversifier. Et, à l’image de Kitsuné et d’Ed Bangers avec Cool Cats, le vêtement semble un prolongement naturel du label, surtout pour des gens qui se décrivent eux-mêmes comme férus de mode. Avec une démarche inverse aux autres noms de la mode : partir de la musique pour aller vers le vêtement, et non l’inverse. De ce constat est né en 2008 Tigersushi Furs qui reste en famille, avec Laurène Bouaziz, styliste et cousine de Joakim, aux commandes du design et de la marque, et propose des vêtements basés souvent sur des classiques – cardigans en cachemire, polos et t-shirts variés… – déclinant les différents artworks du label, doté d’une forte identité visuelle. Au-delà de ces déclinaisons, des séries limitées créées par des artistes contemporains pour la ligne Fetish Tigersushi Shirts, des éléments nouveaux apportés comme des surteintures ou de nouvelles fibres, expérimentées prochainement et le développement de lignes d’accessoires. Avec en toile de fond le style College des USA des années 1950.

On l’aura compris, Tigersushi Furs est à l’image du label : radical, différent, fidèle à lui-même et à l’image de ses créateurs : férocement indépendant. Tourné aussi bien vers l’exploration du passé que par une interprétation du présent et des visions du futur.

Dans leur boutique- showroom, vous y trouverez leurs collections ainsi que les disques du label.

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Tigersushi Furs

27 rue Saintonge, Paris 3ème

Crédits photo : Tigersushi 

tigersushi  au parc de la Vilette 7 janvier 2012TIGERSUSHI UNITED IN PARIS
LA VILLETTE ENCHANTEE
PARC DE LA VILLETTE

GRATUIT

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