Le cigare

 rose et cigares Photo Amanda Bronscheer photo  Le cigare

Réellement dégusté ou fumé à la va-vite par les débutants, le cigare fait figure de légende. On dit de lui qu’il se déguste comme un bon vieux whisky. Ou, pour certains, avec un bon vieux whisky !

Les origines du cigare

C’est Christophe Colomb qui introduisit en Europe le tabac découvert à Cuba. Moins de deux siècles plus tard les premières vitoles, autre nom du cigare, font leur apparition à Séville.

Il faut attendre la fin du 18ème siècle pour que l’ouverture de la première manufacture de cigares aux Etats Unis, 1799 à La Havane puis 1815 pour la France.

Le cigare est composé de différentes couches de feuilles ou demi-feuilles de tabac auxquelles on a enlevé la nervure centrale.

 cigares roule main Photo Amanda Bronscheer photo  Le cigare

Les cigares haut de gamme sont fabriqués exclusivement à la main, avec des feuilles longues. Les autres, moins onéreux mais aussi différents en qualité sont obtenus à partir de tabac en petits morceaux et fabriqués à la machine.

Aujourd’hui il existe une seule manufacture française où les cigares sont toujours roulés à la main. Celle-ci a bien failli disparaître totalement, et il lui a fallu un demi siècle pour renaitre de ses cendres. Mais pour un cigare roulé à la main et made in France, le jeu en vaut certainement la chandelle.

 guide cigare havanoscope 2015 Photo Amanda Bronscheer photo  Le cigare

Pour les puristes, et grands amateurs rien ne vaudra un pélerinage aux sources à Cuba, à la recherche de bons cigares.

Un connaisseur m’a confié une petite astuce si vous voulez en ramener en avion, car j’imagine que vous ne vous baladez pas avec une cave a cigare… Avant de partir, enveloppez votre boîte à cigare d’un t-shirt humide, en conservant si possible l’ensemble à une température tiède.

Souvenirs de dégustation

Le cigare et moi…ça fait boum !

Fraîchement diplomée, j’étais partie pour un week-end mémorable à Salou avec deux amis. Partants de Montpellier avec une première escale à Canet en Rousillon puis un saut à Perpignan, on avait eu une véritable poisse avec nos voitures. La mienne en surchauffe avant de rentrer sur l’autoroute nous forçant à partir à Perpignan chercher la voiture chez les parents de l’un.

C’est retardés de quelques heures que nous sommes enfin arrivé à Salou où nous devions passer tout le week-end. Manque de chance, à un rond point, voilà que la voiture s’encastrait gentiment dans une autre. Pour une première soirée, le moral était un peu en berne. Mais nous nous étions vite rattrapés !

 jeune femme fume cigare photo  Le cigare

Véritables images d’archives, me voilà à 26 ans et des brouettes en train de fumer un cigare, dans une boîte de nuit en Espagne. Impressionnant toute cette fumée non ? (Bon en vrai c’était juste une coïncidence avec les fumigènes…)

C’est l’un de mes colégionnaires de soirée qui avait l’habitude de sortir un cigare pour les grandes occasions. Toujours en soirée, quand l’ambiance était bonne sur le dance floor (fumer dans les lieux publics n’était pas encore interdit), quand on rigolait aux éclats affalés sur un canapé, pour une pendaison de crémaillère… Très souvent en fait. C’était son rituel plaisir, celui à partager entre amis qui le voulaient.

En général on étaient plusieurs à goûter le cigare (bien imbibé après les quelques bouches maladroites qui s’y risquaient). Et donc pas de souci. Le premier goût était bizarre, âcre puis agréable.

 Minda Salou cigare 232 sq photo  Le cigare

Je crois bien que la dernière fois que j’en ai gouté un, était lors d’une pendaison de crémaillère où avec une copine on s’est retrouvées avec un cigare entier. Pas moyen de le refiler. Et on ne voulaient pas gâcher. C’est alors que l’on a appris à nos dépens que la dégustation du cigare obéit à la loi des trois tiers . Premier tiers pour la surprise et parfois un goût âcre et acide, le second pour la découverte suave de l’ensemble des arômes et le dernier celui qui dégage toute sa puissance, qui fait tourner la tête… et qui nous a rendu bien malades !

Comme le bon vin il faut assurément un temps d’adaptation et d’apprentissage pour apprécier pleinement un cigare. Alors, maintenant, il faut vous l’histoire d’amour avec le cigare. Celle du connaisseur qui m’a récemment appris que les civettes sont les lieux où l’on fume le cigare. Et que les caves à cigares sont les accessoires de conservation du cigare.

 Cave a cigares made in France photo  Le cigare

Cave à cigares elie bleu , made in France

On quitte donc mes premiers pas avec le cigare pour une chouette histoire, celle de Pierre Jourdan créateur des repose cigares et couteaux coupe cigare Les Fines Lames.

De la découverte du cigare à la création d’une marque

J’ai acheté mes premiers cigares à Lyon, il y a une dizaines d’années. A cette époque là je travaillais avec mon père, dans un secteur d’activité qui ne m’exaltait pas vraiment (le funéraire), je venais de construire ma maison. J’avais un crédit énorme, je rognais sur tout, ça faisait un plus d’un an que je ne m’étais pas fait le moindre petit plaisir… même pas acheté un jean, rien.
Et j’étais à Lyon pour une semaine, pour une formation professionnelle déprimante. C’était en octobre, il faisait gris, ça faisait déjà quatre jours que l’on essuyait un crachin constant. J’en avais marre. J’avais besoin de me faire un plaisir.
Et je me suis souvenu de l’été qui avait précédé : dans mon groupe d’ami d’enfance on avait eu quatre mariages. Et dans les mariages il y a toujours quelqu’un pour débarquer avec des cigares et en proposer au cours de la soirée. Là c’était mon pote Julien, il m’avait initié et j’avais apprécié les dégustations, les moments que ça avait créé.
J’ai voulu reproduire ce moment de plaisir égoïste, j’ai cherché une civette – j’ai atterri au Diplomate, place Bellecour – et j’ai acheté mes trois premiers cigares ainsi qu’un étui trois cigares en cuir marron. Celui-ci m’a suivi et a été mon meilleur compagnon cigare pendant huit ans, avant qu’il ne tombe malheureusement de ma poche un soir de balade dans Aix-en-Provence.

 Pierre Jourdan createur Les Fines Lames photo  Le cigare

Pierre Jourdan, créateur de 

la marque Les Fines Lames

J’ai ainsi dégusté mon premier cigare – c’est-à-dire le premier que je m’étais acheté moi-même – le lendemain après un repas avec un petit verre d’une superbe eau de vie de poire.

C’est comme ça que le cigare est devenu « mon petit truc à moi, le plaisir que je m’accordais occasionnellement pour adoucir cette période un peu austère de ma vie ».
Depuis la passion a grandi et j’ai ajouté d’autres objets au rituel, en analysant mes besoins d’aficionado et ceux de mes pairs.

J’ai fini par créer les miens, à savoir le repose-cigare qui est devenu un indispensable insoupçonné… Ça parait idiot mais je ne compte plus les personnes qui m’ont dit « je ne sais même pas comment je faisais avant ». Et aussi les couteaux coupe-cigare, nées de la nécessité de couper très efficacement un cigare et de celle d’avoir un couteau utile transmise par mon grand-père qui était jardinier au Parc Borelly de Marseille. Mais ça, c’est une autre histoire…

 coupe cigare et repose cigare Les Fines Lames photo  Le cigare

Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage.

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