Comment j’ai largué Canal +

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Il est temps de couper le cordon.

Ma plus longue relation vient de se terminer. Sans regret de mon côté. Avec des suppliques de l’autre. Mais quand une histoire est terminée, elle est terminée.

Bye bye Canal +.  Je t’ai bien aimé.

Une petite ligne sur mon extrait compte mensuel va bientôt disparaître.

40 euros.

Tous les mois, 40 euros partaient dans la caisse de ce mastodonte de la télévision. Et cela depuis bientôt 25 ans. 40 euros pour quoi au final ? Pas grand chose à vrai dire. Canal, je ne devais le brancher que quelques fois dans l’année. Pas le temps de regarder des films à la téloche. Et les séries, même en mode « à la carte », je décroche vite…

Comme un vieux marié, je me suis désintéressé au fil du temps de celle que j’avais épousé… Pour la délaisser définitivement…

Mon abonnement Canal Plus, comment tout a commencé

Mon abonnement, je me souviens parfaitement, je l’avais souscrit en 1992. Pas pour les films de cul. Promis, juré, craché que non. Pour le foot.

A l’époque, je venais d’être muté dans la Sarthe pour travailler pour le premier quotidien en diffusion de ce département. J’arrivais d’Angers. De chez « les Sudistes », comme ils disaient au sein de la rédaction du Mans où j’avais atterri un beau jour de mai.
1992, c’était aussi l’accession d’Angers SCO en division 1, l’ancêtre de la première ligue d’aujourd’hui. C’est avec ses joueurs que j’avais fait mes premières armes dans le métier…

A la fin des années 1980, pas très vieux alors, pour une radio  « libre » d’Angers, j’avais eu ce privilège de retransmettre les matchs en extérieur avec un vieux Radiocom 2000 qui coûtait un bras la minute de communication, et pesait son poids en batteries.

J’en ai bouffé des kilomètres pour rejoindre Dunkerque, Brest ou encore Créteil… Il était souvent arrivé que je parte l’après-midi avec un pote de lycée, champion de France Sport études football à Chevrollier, une usine à bac.

Stéphane Moulin, un de mes meilleurs potes de l’époque, joueur pro de talent à la fin des années 1980, début des années 1990, aujourd’hui dans l’élite du foot français comme entraîneur, était mon « adjoint » lors de certaines retransmissions en direct.

Le gros kiff du haut de mes 20 piges… Lui, le pro laissé à la maison,  regardait ses compagnons d’entraînement revenir avec les deux points de la victoire, ou avec la tête des mauvais jours quand ils perdaient. La route était longue quand on revenait avec une veste.
Bref : en 1992, après un match extraordinaire contre Lens, Angers, ma ville, celle où j’ai grandi et dragué les premières filles, accèdent à cette fameuse division 1. Pour fêter cela, et avec l’espoir de regarder mon SCO bien se comporter en D1, je m’étais donc abonné à Canal +… A l’automne, premier match de mon équipe.

Je me revois avec mon bol de cacahuètes, et deux potes nantais, à attendre avec impatience le début de la retransmission dans cet appartement qui dominait la Sarthe, dans le vieux Mans. Pas été déçu. Nul. Nantes et Angers avaient offert le plus triste spectacle footballistique de la saison et des suivantes. Un ennui à mourir. Payer à l’époque 200 francs pour ça : beurk….
Mais bon. Marié à Canal, j’ai donc conservé mon abonnement les années suivantes. Puis j’ai pu voir la finale du mondial de 1998 en qualité numérique ainsi que « Les Yeux dans les Bleus «  monté en un temps record et qui avait fait sortir plus d’une larme aux Français heureux d’avoir en ce 12 juillet 1998 balayé les Brésiliens de la planète foot.

Le divorce est inévitable : résiliation de Canal Plus

Et depuis ? Ben rien, ou presque rien. Mon décodeur est resté sous le téléviseur comme un vieux pot de fleurs qu’on oublie avec le temps.
En début d’année, j’ai fait un peu de ménage dans mes comptes. Regarder là où je pouvais faire quelques économies pour les dépenser ailleurs, dans des trucs plus en rapport avec mes aspirations du moment.
Vient donc la ligne 40 euros.

Et là, je fais ce constat que payer 40 boules pour rien, 480 euros à l’année, c’est pas très malin.

Je prends la décision du divorce. Pas facile : j’imprime toutefois les papiers en ligne avec mon numéro d’abonné… J’attends.

Je le signe en juillet et le renvoie à l’adresse indiquée. Je suis au final si décidé, que j’envoie le tout en recommandé avec accusé réception.
Petit mail en retour : « Nous sommes tristes …. » Blabla…  » Si vous changez d’avis avant le 30 septembre, » bla-bla-bla… Non je ne changerai pas d’avis.
Et le fait que la future ex mariée ait tenté de m’appeler une dizaine de fois sur un numéro pour lequel j’avais donné pour consigne expresse de ne jamais m’appeler, m’a conforté dans mon choix de me séparer de ce cube noir et blanc et qui prenait la poussière. Adieu Canal. Ça va faire un peu de place. Ce n’est pas plus mal .

Canal Plus doit me prendre pour une truffe

Jusqu’au bout Canal + aura tenté de me conserver parmi ses abonnés.

Lundi, quelques jours avant la résiliation définitive qui est intervenue le 30 septembre à minuit, j’ai répondu à un appel de leur service client. Bon, j’avoue, je n’ai pas été très aimable avec la jeune conseillère.

Au téléphone avec la téléprospectrice de Canal Plus

« Monsieur, nous voulons savoir pourquoi nos abonnés ne sont pas satisfaits », m’a-t-elle dit comme pour s’excuser de m’ennuyer.

« Relisez ma lettre de résiliation ! »

Elle : « Faut que je la sorte… »    Ha ???

(Gné?!)

« Je vous ai déjà dit que je ne voulais pas être démarché sur ce numéro de téléphone… »

Elle : « C’est un logiciel qui compose les numéros… »

Moi : « Dites à votre logiciel que je ne veux plus qu’on m’appelle… »

Continuer mon abonnement Canal Plus, la soi disante bonne affaire

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« Aller viens… Tu verras pas grand chose mais, nous, on aime bien tes sous »

Et donc mercredi 29 septembre : un mail du service Canal + tombe dans ma boîte perso pour me rappeler l’offre commerciale extraordinaire qui m’a été proposée, si je veux poursuivre l’aventure avec la chaîne.

Pour cela, je dois signer le bon et le renvoyer dare-dare.

Et là, je me dis en regardant le bon de réengagement, que Canal doit vraiment me prendre pour une truffe

Je m’explique : jusqu’à présent, je payais 40 euros TTC avec deux décodeurs numériques. Pas de location de décodeur. C’était cadeau.

L’offre merveilleuse est la suivante : 40 % de remise pendant un an.

Super. Donc 16 euros de réduction par mois, soit un abonnement à 24 euros…

Sauf que plus loin, je lis : plus 6 euros par décodeur. J’en possède deux. Donc 12 euros. 12 euros + 24 euros = 36 euros au lieu de 40 euros. Youpi : ça donne vraiment envie de se réengager.

C’est donc définitivement Canal moins.

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A propos de Eric Marteau

Eric Marteau a écrit 7 articles.

Journaliste, localier, chef de rubrique faits divers et chroniqueur judiciaire pour un quotidien régional, Eric écrit depuis bientôt trente ans. Il est aussi correspondant de l’Agence France Presse sur son secteur.

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