P.S.G. Champion ! (Playlist St Germain)

Ludovic Navarre, aka St Germain

Ludovic Navarre, aka St Germain

Hier, ça vous a peut-être échappé, mais c’était la St Germain. Avec le PSG en tête des classements, l’occasion était trop belle pour manquer cela et la célébrer à notre manière.

En nous concentrant sur l’aspect musical finalement et dresser un petit portrait en quelques titres, de Ludovic Navarre, l’homme derrière St Germain et de nombreux autres projets antérieurs, aussi bien house que techno, menés avec un talent égal. On aura l’occasion d’en évoquer quelques uns ici. La balade commence maintenant.

St Germain 'Tourist' 2000 / 2012 Blue Note

St Germain ‘Tourist’ 2000 / 2012 Blue Note

La réédition l’an dernier, toujours sur Blue Note, du désormais classique Tourist’, en version remastérisée, nous donne l’occasion de s’attarder un peu sur la route tracée par Ludovic Navarre, héraut d’un nouveau son house, puisant à la fois dans ses racines chicagoanes et ses prolongements new-yorkais, et un jazz mâtiné et hybride, mais aux origines très profondes,  agrémentée de quelques incursions blues et hip hop. All good!

On débute par « Rose Rouge » avec un sample de Marlena Shaw ‘Woman of The Ghetto’, enregistré en live à Montreux. On peut aussi écouter la version originale là : ‘God Fathers of Acid Jazz’. ‘Montego Bay Spleen’, embardée downtempo à la IG Culture que ne renâclerait pas à jouer un Mark Farina dans ses fameux mixes et lors de ses célèbres soirées Mushroom Jazz.

‘So Flute’, petit bijou house jazzy, enlevé, et porté aux cieux par un piano allègre et des percussions diaboliques, vous donnera l’envie furieuse de vous trémousser. On retiendra un dernier titre, plus classique, mais ils sont tous bons, « Pont des Arts », dans cette veine typique développée par Ludovic sur « Boulevard » et avant.

St Germain "Boulevard" 1995 F Communication

St Germain « Boulevard » 1995 F Communication

De « Boulevard », il va être justement question à présent, premier album, en forme de compilation des trois maxis éponymes sortis précédemment, et regroupés habilement sur ce très beau disque, à la fois riche et intemporel, classique et toujours d’actualité. De ce disque, on peut s’attacher en particulier à ‘Deep In It’, au vibraphone lyrique, qu’on jurerait joué par un Roy Ayers ou un Roger Beaujolais au meilleur de sa forme. On retiendra aussi ‘Thank U Mum’ ou l’ultra-classique ‘What’s New’, vibrant hommage rendu par le frenchie à ses maîtres et pairs, des USA au Japon, de Chicago à Tokyo, de Music Station à Murk Records. A noter, ce titre contient un beau sample, fort à propos, de Michael Watford ‘Holdin’ On’, joli titre issu d’un bel album, tous deux à redécouvrir.

On peut aussi aisément retenir ‘Easy to Remember’ – je sais elle était facile, je n’ai pas pu m’en empêcher -, pour revenir à cette veine jazzy qu’explorait déjà Ludovic Navarre,  ou encore ‘Sentimental Mood’, mélange parfait de jazz et de house. Petit bonus, le titre ‘Percussion’, disponible uniquement en vinyle jusqu’à la sortie en 1999 de ‘From Detroit to St Germain’.

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Remontons le temps à présent… Picture yourself: 1993* . Imaginons qu’on ait une ‘time machine’ et remontons le temps : on est aux débuts house du sieur St Germain. L’essentiel à en retenir tient en plusieurs EP sortis seuls ou en collaboration, à la production, au mixage, à l’écriture, avec Shazz, Laurent Garnier ou encore DJ Deep. Un peu plus large,  son registre s’étend alors encore de la house à la techno.

Retenons donc quelques titres : l’ultra classique ‘Alabama Blues’, à l’origine sorti sur feu FNAC Music Dance Division (‘Motherland EP’), et relifté en 1995 par un Todd Edwards au sommet de son art, ‘Soul Salsa Soul’ dont on ne compte plus les différentes versions tant elles sont nombreuses. Un peu plus techno, les opus sortis sous les pseudos Deepside, Deep Contest ou Modus Vivendi sont aussi à inclure dans cette sélection, et les quelques remixes effectués pour des artistes prestigieux de Detroit ou des po-stars. Pêle-mêle : Deepside ‘French’, ‘II’ et le sublime ‘Prélusion’, ou encore sous l’alias Soofle, le titre ‘How Do You Plead?’, tous de vibrants et réussis hommages au son de Detroit. A retenir aussi ‘Modus Vivendi’, tiré du projet du même nom.  Tous ces titres peuvent être retrouvés sur la compilation ‘From Detroit to St Germain’ sus-mentionnée. Petit bémol : cette compilation ne contient pas l’excellent track ‘Good For Me / No Good For Me’ (Dub For Me) ni le très beau Deep Contest ‘Underground Life’. Quelques bonus : ‘My Mama Said’, à trouver sur le ‘Mezzotinto EP’, signé St-Germain-en-Laye, petite déclinaison du nom et ‘Muse Q The Music’, une autre des nombreuses collaborations entre Ludovic Navarre et Shazz.

Quelques uns des (rares) remixes : ‘Marathon Man’ de Shazz, Suburban Knight ‘The Art of Stalking’ – une licence de chez Transmat – ou encore ‘Isobel’ de Björk. Si vous êtes l’un des heureux possesseurs de ce disque, sachez-le, vous avez de l’or entre les mains : pressé uniquement en vinyle et à deux cents exemplaires, ce remix n’a jamais connu aucune autre sortie.

Cette liste serait cruellement incomplète et de peu de valeur sans mentionner l’extraordinaire ‘Acid Eiffel’ signé Choice (Laurent Garnier, Shazz, Ludovic Navarre), collaboration unique et, fait exceptionnel, sorti aux USA sur le prestigieux label Fragile, division du mythique Transmat dirigé par Derrick May. L’anecdote sur ce titre entre Laurent Garnier et Derrick May est, à ce titre, assez jolie. Peut-être vous la racontera-t-on une prochaine fois… En attendant, passez un agréable moment. Fermez les yeux et… à vous de jouer maintenant !

Si le player ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici !

* Clin d’œil à Didier Lestrade. Coucou Didier !

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