Osez la plongée

plongeur sous-marin et gros poisson

Une belle rencontre sous-marine.

La plongée, je ne peux plus m’en passer. Se couper du monde. Baigner dans un univers qui n’obéit plus aux mêmes lois de la physiques. S’affranchir de la pesanteur… Non, ce n’est pas la nouvelle pub pour un séjour en orbite dans la station spatiale. Juste une invitation à découvrir la plongée sous-marine.

Ce sport, j’y ai goûté la première fois il y a plus de vingt ans. A raison de quelques dizaines de plongées par an, là où m’emmènent mes vacances ou mes week-end, j’en compte aujourd’hui plusieurs centaines, et je vais très bien merci. On parle de sport, en effet, mais d’un sport sans compétition et la plupart du temps sans effort. Un sport qui n’a pour objet que le plaisir. Oui : LE PLAISIR !

Alors évidemment, pour atteindre l’extase du plongeur, quelques étapes préliminaires sont nécessaires. Évitons d’évoquer tout de suite l’enfilage de la combinaison humide et froide au petit matin avant de s’entasser sur un bateau dépourvu de tout confort, de se faire secouer par la houle avant de s’immerger dans une eau à 10°C pour finalement une sortie ratée faute de visibilité. Mieux vaut avoir un peu pratiqué pour apprécier ce genre d’expérience à sa juste valeur !

poissons anémones

Mettons nous d’abord dans des conditions plus favorables : beau temps, mer chaude et claire, sans courant, bateau confortable… Oublions alors la Bretagne ou la côte Atlantique pour mettre le cap sur la Méditerranée, ou encore mieux, les zones tropicales. Sans aller jusqu’à la Polynésie ou l’Australie, la Mer Rouge, les Antilles ou l’Océan Indien (La Réunion, Maurice…) offrent des spots féeriques  Selon les pays, un baptême (la première plongée) coûte entre 40 et 50 euros, pour 15 à 20 minutes sous l’eau. Assurez-vous d’être seul avec un moniteur : la réglementation l’exige pour un baptême. Certaines structures proposent aussi des baptêmes en piscine, d’un intérêt limité, à moins que ce soit un préalable à une formation elle aussi en piscine (nous en reparlerons une prochaine fois).

tortue des mers

Cette première expérience représente aussi le premier contact avec le matériel du plongeur : combinaison (adaptée à la température de l’eau), palmes, masque, gilet stabilisateur, bouteille d’air comprimé avec son détendeur, ce « truc » qui sert à respirer. Faites confiance à votre moniteur qui se sera chargé de vous équiper. Oubliez aussi le poids de tout ce bazar : dans l’eau, il ne pèse plus rien, et la ceinture de plomb que l’on mettra autour de la taille ne sert pas à vous faire couler au fond comme une pierre, mais juste à vous équilibrer, notamment à compenser l’effet de la combinaison en néoprène qui se comporte comme une bouée. Masque sur le visage, les premières inspirations sur le détendeur à l’air libre ne paraissent peut-être pas très naturelles mais se révèlent très faciles. C’est le moment de se jeter à l’eau.

En surface, dès que vous serez prêt, le moniteur va vider votre gilet stabilisateur et votre tête passer sous la surface. Un peu stressé sans doute au début, vous respirez, tout va bien. Vous voilà dans un autre monde. Tel un ange gardien, votre moniteur est au petit soin, attentif au moindre souci. Sous l’eau, on ne parle pas. Pourtant il faut bien communiquer. Avant l’immersion, il vous a initié aux signes sous-marins : un rond avec le pouce et l’index : « ça va », valable pour la question comme pour la réponse. En descendant, une gêne se manifeste au niveau des oreilles. C’est l’effet de la pression, qui se compense simplement en se bouchant le nez et en soufflant, le plus tôt possible et à intervalles réguliers à la descente.

banc de poissons

Survolant le fond à faible profondeur (un baptême s’effectue aux environs de 6 mètres), vous voilà parmi toutes ces créatures étranges qui peuplent les océans. Je me souviens encore des sensations de cette première fois, et je me souviens surtout de plein d’autres, des rencontres avec les tortues, des barracudas en banc serré qui s’écartent à peine à mon passage, des gros mérous curieux qui s’approchent jusqu’à toucher l’objectif de mon appareil photo, d’un énorme espadon ou d’un thon passés à quelques mètres de moi, furtive et sublime excitation d’observer de grands prédateurs sauvages dans leur milieu naturel. Même les plongées les plus simples procurent du plaisir. La surface de l’eau est une frontière imperméable aux soucis terrestres. Ces quelques dizaines de minutes en apesanteur, coupé du monde, sont un privilège dont il est difficile de se passer quand on y a goûté.

Crédit photos : Stéphane Chevalier

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