« Meurtres à Niort », le premier polar de Frédéric Bodin

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Frédéric Bodin, journaliste, vient de publier son premier polar : « Meurtres à Niort, une affaire d’État ». Quatre semaines d’enquêtes avant l’arrivée du Front populaire. On est donc au printemps 1936 : il y a des espions, des flics, des morts. Plein de morts…

Ce devait être à la mi août. Une tournée des faits divers comme les autres. Calme. Rien dans notre besace à raconter à nos lecteurs respectifs. Ce jour-là, c’est avec Fred, Frédéric Bodin que j’ai « tournoché » chez les gendarmes de Niort, puis au commissariat. A chaque fois, on cause de tout et de rien avec ce confrère de La Nouvelle République du Centre Ouest, le concurrent local.

Cet après-midi là, on devait lui et moi avoir un programme allégé. Vacances obligent. Et comme souvent, près du passage pour piétons en haut de l’avenue de l’Hôtel de Ville de Niort, on se met à se raconter nos petites anecdotes. Je prends aussi des nouvelles de sa fille, Éléonore, 20 piges, qui doit être encore en Grèce. C’est une voyageuse sa gamine. Quand Fred en parle, on sent qu’il lui voue un amour total et absolu. Il la suit (de loin) entre ses études à La Rochelle, ses pérégrinations en Tunisie ou encore au Maroc, avec son lot de très bons souvenirs, et de moins bons. Comme tout le monde en fait…

Une main amicale sur l’épaule

 frederic bodin journaliste et ecrivain photo  « Meurtres à Niort », le premier polar de Frédéric Bodin

Frédéric Bodin est journaliste à La Nouvelle République à Niort.

Alors qu’on allait traverser la rue, pour prendre le chemin de nos rédactions respectives, le Fred m’arrête avec cette main sur l’épaule, plus amicale que d’habitude.

« Je voulais te dire…  Je ne sais pas si tu le sais, mais mon premier livre vient d’être publié… »

Ben non, je ne le savais pas mec. Je savais qu’un de ses collègues de la rubrique culture était un fan de l’écriture, mais pas lui… Enfin bref.
Il enchaîne :

« J’ai donné ton nom au service de presse de mon éditeur. Tu devrais recevoir mon livre. Je ne te demande rien. »

Peut être de le lire ? Non ? (sourire).

Quelques jours plus tard, en effet, un paquet de Geste Éditions est déposé par notre assistante sur mon bureau, coincé au fond de la rédaction, comme un mauvais élève près du radiateur.

J’ouvre l’enveloppe kraft. J’en extrais le dit bouquin : « Meurtres à Niort » avec en sous titre «  Une affaire d’État » et un petit mot sur une carte :

« Cher Éric. Dans ces pages, un faits divers que tu aurais sans doute aimé… et en plus sur une période de un mois »

Il ne croit pas si bien dire le Fred.

Je me dis : ça, ça va être du tout bon pour les vacances qui pointent le bout de leur nez. Un petit polar qui se passe dans la ville où je bosse depuis plus de vingt ans, ça risque d’être sympa. Des meurtres, on en traite ici. Et beaucoup (trop) d’ailleurs. Les derniers, c’était au début de l’été. Quatre SDF déterrés dans différents squats du centre historique de Niort en moins de deux mois. Cela m’avait bien occupé.

Et c’est ainsi qu’à la mi-septembre, à quelques encablures de la baie d’Agadir, à la terrasse d’un café connu boulevard Hassan II où certaines gazelles en quête de sourires masculins viennent s’attarder devant un café à 10 dirhams (1) (quand même!), aux côtés de la blogueuse en mode « community manager », que je me plonge dans ce roman qui prend sa source peu avant le Front Populaire.

Frédéric Bodin, dans un style assuré, emporte rapidement le lecteur dans l’intrigue. Ses personnages sont simples, tantôt bourgeois, tantôt voyous, tantôt les deux.
Y’a les flics aussi… et la SNCF de l’époque.
Le tout se joue sur fond d’horaires de trains entre Paris, Niort, Thouars, La Rochelle et Royan…
Frédéric est un amateur éclairé de la vie du rail et des us et coutumes des cheminots.

Ça transpire la Madeleine de Proust son livre.

Une plongée dans l’histoire locale

Il me faut une petite quinzaine de pages pour entrer dans son bouquin. Quinze pages qui donnent le virus, cette envie d’aller plus loin. De se dire, mince, au prochain chapitre, je vais devoir le refermer pour rejoindre l’appartement.
Manque de bol, dans ce livre : pas de chapitre… L’histoire est en continue sur plus de 300 pages.

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Et pour les Niortais, c’est un peu une plongée dans l’histoire locale d’avant la seconde guerre mondiale. Les lieux sont connus de ceux qui y vivent à l’année. On y apprend que la vie politique d’alors se déroulait notamment dans un café hyper connu encore aujourd’hui des Niortais : Le Grand Café, place de la Brèche. C’est d’ailleurs là que j’ai avalé mon premier hamburger avec la blogueuse en 2015, qui publie cet article.

Revenons au livre. Du sac à dos, il migre sur la table de chevet de la chambre. Il n’y restera pas longtemps. Il me rejoint dans le salon. Car pas de chance pour la blogueuse, victime d’un gros coup de pompe, elle doit garder la chambre comme l’écrivait en d’autres temps Agatha Christie.

Une journée off qui me permet de terminer le livre en moins de temps qu’il faut à ma mère pour préparer cette lotte à l’américaine dont elle a le secret. Ça me fait penser d’ailleurs qu’il faut que je lui rapporte un peu de safran local. Il n’est pas cher à Agadir… Et il est surtout très bon.

Et me voilà page 317 de ce livre qui m’a au final bien plu. Il chute sur un petit moment de réflexion personnel qui me dit que cette histoire n’a pas seulement germé dans l’esprit de ce journaliste… Et que derrière tout cela, il doit y avoir de petits secrets de famille qu’il entend doucement mettre au jour.

Une info chipée sur la voie ferrée

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J’en saurai peut être plus avec son prochain roman. Au lendemain de notre retour du Royaume, nous retrouvons l’auteur sur la voie de chemin de fer Parthenay Niort, à Echiré, désertée en ce dimanche.

L’homme se prête de bonne grâce aux jeux des questions réponses, et à une séance de photos organisée par la jolie blogueuse. On se quitte, tous contents d’avoir passé un bon moment, sous un soleil chaud comme on l’aime..
Et avec cette petite information que le prochain polar devrait se dérouler à La Rochelle. Ça tombe bien. J’y passe presque tous mes week-end !

(1) 0,95 euro.

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Meurtres à Niort, une affaire d’état
Editions Geste
Prix constaté : 14,90€
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