Angèle : « Parfois, je m’interroge : n’est-ce pas trop personnel ? »

21H45 ce mercredi 10 juillet 2019. La chanteuse belge Angèle monte sur la Grande Scène Jean-Louis Foulquier. Elle est devant près de 12 000 spectateurs qui l’ont attendue de longues heures sous ce soleil d’été qui ne boude plus La Rochelle depuis plusieurs semaines.

Quelques heures plus tôt, cette jeune artiste de 23 ans a accepté de répondre aux questions de la presse.

18 minutes montre en main, pour revenir sur sa vie de jeune star qui remplit les salles ; sur sa famille qui l’a inspirée. Sur ce public qui la suit par millions, notamment sur son compte Instagram. Amagzine a suivi la conférence de presse.

Angèle aux Francofolies de La Rochelle 2019

Comment vivez-vous cette année incroyable ?

« Super bien. Il y a eu des moments où je me suis posé beaucoup de questions. Il y a un an, j’étais déjà ici (N.D.L.R : Les Francofolies). Il y a eu ensuite la sortie de mon dernier album (Brol vendu déjà à 300 000 exemplaires). Ça a été une année pleine de rebondissements. Il y a eu ensuite une grosse phase de présence dans les médias, puis la tournée. »

Qu’en retirez-vous ?

« Cela a été très positif. Très intense. »

28e concert ce mercredi soir depuis janvier. Comment faites-vous pour garder le rythme ?

« C’est tellement agréable. Parfois mon entourage me demande si ça va ? Comme si j’avais un métier très dur. Oui, ça va. Il ne faut jamais oublier que c’est d’abord un métier que j’aime et que j’ai choisi. Et comme cela fonctionne bien, c’est assez agréable. Là où cela peut être difficile, c’est quand il y a de la fatigue physique. Être constamment en face, comme cet après-midi, devant des micros, et d’avoir des gens qui m’écoutent, ça me donne l’impression de devoir dire toujours des trucs intelligents. Or, je n’ai pas toujours des trucs intelligents à dire. Être sur scène, ça demande d’être en forme. Or, je ne suis pas toujours en forme. Et marcher dans la rue, ça demande d’être souriante avec le public. Or, je ne le suis pas toujours.  Parfois, on attend d’un artiste qu’il soit constamment apte à faire son métier. Quand je ne l’exerce pas, je suis un être humain comme tout le monde. C’est parfois difficile à gérer pour moi, qui ait dû dealer avec la notoriété. Cela reste hyper intense. »

Vous aimez cela ?

« J’ai conscience que remplir des salles me permet de recevoir beaucoup d’amour. Beaucoup de soutien. J’essaye de remercier au mieux les gens lors des concerts. D’être à la hauteur.»

Sur Instagram, c’est vous qui postez ? Ou est-ce un community manager qui le fait pour vous ?

« C’est moi qui poste. Ça prend du temps. J’essaye de faire cela d’une manière intelligente. Ce qui peut arriver, c’est que pour des posts d’information : une série de dates par exemple, il n’est pas dit que ce sera forcément moi. Mais je choisis le graphisme, les photos. Je fais les stories. Ça me permet d’être proche des fans et de parler avec eux. Cela me permet aussi de faire un peu ce que je veux sur mon média. Je me sens libre sur Instagram. »

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6 millions, de mercis (et de poils)

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Angèle est une jeune femme naturelle, spontanée et engagée !

Comment arrivez-vous, malgré votre notoriété, à conserver cette simplicité ?

« Sur Instagram, c’est direct et spontané. Il n’y a pas de filtre, contrairement aux médias qui peuvent changer un mot. Un mot, c’est parfois important. Ça peut tout changer.  J’ai un filtre personnel. Et je me suis assagie pour ne pas heurter. Je suis suivie par deux millions de personnes. Je ne veux pas blesser, juste faire rire. »

Abordez-vous différemment un concert où vous êtes seule en tête d’affiche, ou comme ce soir, plusieurs ?

« C’est différent. En Zénith, ce sont de très grandes salles qu’il faut apprendre à remplir. C’est un exercice que de gérer de telles salles. En festival, l’attente est moins dense. En même temps, il y a de l’électricité dans l’air. Le public va voir des concerts avant, des concerts après. Ça demande une grande énergie. Ça se ressent. J’ai envie, comme ce public de festival, de faire la fête. Peu importe l’heure à laquelle je joue. Je suis toujours contente de jouer. »

Grâce à qui ou comment êtes-vous arrivée si vite en haut de l’affiche ?

Je crois que si j’en suis arrivée là, c’est par le travail. Et grâce à ma famille. Aujourd’hui, je réalise que ce qui m’a aidée, c’est d’avoir des parents qui m’ont aidé. Ils ont toujours été présents. Aujourd’hui, je prends du recul.  La notoriété, c’est quelque chose de difficile à comprendre, d’assez inhumain. J’avance vers la quête de la légitimité. »

Pensez-vous déjà au prochain album ?

« Je ne pense pas au prochain album, mais je ne peux m’empêcher d’écrire. J’ai besoin aussi de parler. Quand il m’arrive quelque chose, que ce soit positif ou négatif, je le mets dans une chanson. Ça m’inspire. Parfois, je m’interroge : n’est-ce pas trop personnel ? »

Savez-vous ce qui plaît dans votre musique ?

« Je ne sais pas ce qui plaît aujourd’hui dans ma musique. Ce qui me plaît, c’est de se sentir compris. Je parle de choses assez générales : d’amour, de ma génération parce que je parle de moi. Je pense que certaines personnes se reconnaissent dans ce que je raconte. Je suppose que cela doit être ça. »

Vous est-il arrivé de croiser dans la rue, des gens qui fredonnent vos chansons ?

« Non… (sourire). Mais c’est toujours étonnant d’arriver quelque part et d’entendre ma musique, notamment à la radio. J’adore chanter des chansons que j’ai écrites. C’est un réel exutoire. J’ai du mal à dire les choses en parlant. C’est un métier avec plein d’étages et plein de facettes. »

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