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Immersion dans un univers pop et coloré avec White Bird, de Greg Araki.

Il est difficile de ne pas reconnaitre la patte de Gregg Araki, il laisse toujours place à une effusion de  couleurs flashy, des ados en rôle principaux ancrés dans un univers pop. Des films qui pourtant ne se ressemblent pas. Passant de thèmes dramatiques comme chez Mysterious Skin ou des comédies comme Smiley Face, ces films passent difficilement inaperçus, tant la patte est marquée.

 Après sa dernière comédie déjantée Kaboom, sortie en 2010, nous le retrouverons en octobre avec son dernier film au titre de White Bird, adapté du livre Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke (White Bird in a Blizzard).

WHITE-BIRD_affiche film

White Bird raconte la vie de Kat Connors, une adolescente en pleine puberté, qui voit sa mère disparaitre du jour au lendemain. Elle sera peu affectée par cette disparition, au contraire, elle continuera de vivre sa vie avec son père et ses amis. C’est bien plus tard, qu’elle va commencer à se poser des questions sur cette disparition mystérieuse et les raisons qui l’entourent.

C’est donc sans surprise que l’on retrouve une ado pour rôle principale, interprété par Shailene Woodlay, actrice en vogue, à l’affiche du récent Nos Étoiles Contraires, ou vu dans le film Divergente.

On notera que la surprise au niveau du casting des films d’Araki sont monnaie courante. White Bird ne sera pas une exception avec une Eva Green surprenante dans le rôle de la mère, accompagné de Christopher Meloni, dans un registre auquel il ne nous a pas habitué. D’ailleurs, Gregg Araki avouera que c’est justement pour cette raison qu’il l’a choisie.

White Bird_ Eva Green_by sandra valdehansen

Shiloh Fernandez, peu connu du grand public, s’accapare parfaitement de son rôle.

Et les fans de la série American Horror Story seront ravis de retrouver Gabourey Sidibe et Angela Basset dans des rôles secondaires.

Nous voilà donc lancés, allumés par ces images pop auquel on est habitué, au milieu des années 90. Mais quelque chose dénote. Un grand changement pour les habitués des films d’Araki : une famille entoure Kat !

Le film ne se contente pas de suivre l’adolescente dans ses périples et dans sa maturation. Elle évolue au sein d’une famille, qui pour la première fois, est bien présente dans un film d’Araki. Et la présence des parents est loin d’être superficielle. Araki ne va pas, pour une fois, parler de l’adolescence juste à travers lui, mais va prendre en compte tout un contexte qui l’entoure, sa famille.

En effet le sujet n’est donc plus limité à la jeunesse. On y voit aussi celui du rôle de la femme dans une société qui évolue. En faisant côtoyer deux générations différentes, voire opposées, à travers Kat et sa mère.

White Bird - 2

white-bird-3

Le film pourra facilement être coupé en deux parties. Celle où l’on découvre Kat, son histoire et sa première réaction, où on ne la voit pas très atteinte par la disparition de sa mère. Puis une seconde partie bien plus rythmée, où on sera en attente du dénouement final, endossant presque une allure de thriller.

Tout cela à travers l’évolution de Kat.

white bird in a blizzard

On ne sera pas surpris par le rôle de Kat. Malgré un bon jeu d’actrice, tout son intérêt va découler de sa relation avec sa mère, et du mystère entourant sa disparition. De ce fait, mis à part les personnages secondaires, elle sera un personnage principal assez superficiel, il sera difficile de se retrouver en elle, ou même de réellement s’y attacher. Comme dans les films d’Araki, elle portera l’image de la jeune adulte moderne, celle qui aime le sexe, le dit, et se découvre à travers ses relations. L’image de la femme libérée. Une image peut-être un peu trop exagérée, mais qui reste supportable.

Heureusement, ce personnage assez vide sera contrebalancé par sa mère. Eva Green, exaltante dans ce rôle, volera bien la vedette à Shailene Woodlay. D’une beauté sombre, supportée par ce rôle sinistre, étouffant, mais qui attise la curiosité, on voudra connaitre l’histoire de cette femme, et le mystère qui l’entoure. Elle sera le fil rouge du film.

Un fil rouge bien amené autant scénaristiquement que visuellement. Araki nous a déjà montré qu’il savait nous en mettre pleins les yeux. Il persiste et signe dans ce film.

Les mises en scène des rêves de Kat sont soignées et époustouflantes, baignées dans des couleurs bien choisies. Les décors sont loin d’être en reste, de la maison familiale rétro à la boite de nuit démente fantaisiste qu’on rêverait de voir en vrai. Tout est calculé jusqu’au placement des personnages pour parfaire l’esthétisme d’une scène. Sans oublier les vêtements et la musique. On ne regrettera pas de voir ce film sur un grand écran, pour réellement être immergé dans cet univers soigné.

Au final, mis à part l’aspect visuel du film, on ne sera peut être pas réellement transporté au début, dû à l’aspect superficiel du personnage principal, mais finalement passé la première partie le film se révélera être une belle surprise, ainsi que le long métrage le plus abouti de Gregg Araki. Bien entendu, le fait que White Bird soit adapté d’un livre l’aura probablement poussé à aller plus loin qu’à l’accoutumée, tel qu’en abordant le thème de la famille. Toutefois, la part d’implication du réalisateur dans ce film fait de White Bird bien plus qu’une simple adaptation.

Bonus : La BO de White Bird

Sur les écrans : 15 octobre

Réalisateur : Greg Araki

Acteurs : Eva Green, Christopher Meloni, Shailene Woodley…

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Catégories : Actu, Ciné / TV

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