Garbage : version 3.0

Noël approche, la fin de l’année aussi. Les bonnes résolutions, les promesses qu’on tiendra… dix jours. Les bilans, les retours en arrière. De retour en arrière, il en est question ici avec ce coup de projecteur – mais en ont-ils besoin ? – sur ce groupe mythique qu’est Garbage.

Garbage, qu’on peut traduire élégamment par « ordure », et, moins élégamment, par « tas de merde », aurait pu être emblématique, voire le prototype-même de cette longue tradition musicale anglaise d’hybridation. Sauf que : le groupe est américain, né dans le Wisconsin. Et a ce son si (a- ?)typique, tellement idiosyncratique de la récupération britonne d’un genre, pour le croiser avec un autre et en faire quelque chose de neuf. On pourrait croire le groupe centré sur la démente Shirley Manson, entourée de ses trois élégants Men In Black. Il n’en est rien. Et que chaque membre a son égale importance.

Initialement signés sur le label australien Mushroom, label tout aussi hybride lui-même, aussi bien capable de sortir Peter André ou Jason Donovan [sic] que Kylie Minogue, avec qui on sera plus indulgent déjà, que donc, Garbage, Yothu Yindi, Muse (même si personnellement, je déteste), The Saints et on en passe.

Groupe cross-genre par excellence, Garbage s’appuie sur une excellente base acoustique. Ses morceaux, enrichis par une production non moins excellente signée Butch Vig, producteur notamment de Nirvana et des Smashing Pumpkins, qui dépasse le simple cadre acoustique original pour y mêler de grosses doses d’électronique, utilisée à bon escient, non pour substituer mais compléter. Il ne s’agit même pas là de combler les faiblesses de tel ou tel morceau, de telle ou telle partie. Juste polir, embellir, mettre la touche finale pour obtenir un son serti comme une pierre de valeur. Un mixage de haute qualité parachève le tout et achève de définir la Garbage touch, unique et si efficace, puissante, entre survoltage et dépression amoureuse. Je vous laisse imaginer ce que ça donne en concert.

Premier extrait, ‘I Think I’m Paranoid’, extrait du deuxième album :

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Une petite préférence pour les deux premiers albums, ‘Garbage’ et ‘Version 2.0’, construits de manière analogue, alternant morceaux agressifs puis doux, et se terminant dans la sinistrose la plus noire, la mélancolie la plus sombre et pourtant étonnamment douce, agréable. A noter : Garbage a souvent fait appel à des remixers de haute volée pour les singles. En vrac : Massive Attack, Danny Tenaglia, Eric Kupper, Todd Terry, on en passe et beaucoup d’autres.

Second extrait, tiré de ‘Garbage’, ‘Milk’ vient conclure l’album en beauté :

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Et pour finir, la perle mélancolique de ‘Version 2.0’, ‘You Look So Fine’ :

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Fall in love with Garbage. That’s not a request.

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Deezer ‘Garbage’‘Version 2.0’ / Vevo / YouTube

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